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Mar, Déc
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Cameroun :: la justice militaire arrête les poursuites contre la journaliste Mimi Mefo

Cameroun :: la justice militaire arrête les poursuites contre la journaliste Mimi Mefo

Le Tribunal militaire de Douala a ordonné lundi le « classement sans suite » du dossier opposant l’Etat du Cameroun à Mimi Mefo. Il était reproché à la journaliste ses posts sur la mort d’un missionnaire américain dans la région du Nord-Ouest.

Pour mémoire, la journaliste Mimi Mefo Takambo a été libérée le samedi 10 novembre 2018 par le régisseur de la prison centrale de Douala.

Celle-ci avait été notifiée par une exécution de l'ordre de mise en liberté du commissaire du gouvernement du tribunal militaire de Douala. La journaliste a été enfermée le 7 novembre 2018, avec pour motif la propagation de fausses nouvelles et pour outrage aux corps constitués et aux fonctionnaires.

Mimi Mefo, comparaissant libre était ce lundi 12 novembre 2018 devant les juges du tribunal militaire de Douala. L'audience de ce jour n'a duré qu'une dizaine de minutes .

Au cours de celle ci , les charges qui pesaient contre elle lui ont à nouveau été présentées. La journaliste répondait aux accusations de Propagation de fausses nouvelles, Outrage aux forces armées et incitation à la révolte contre le gouvernement.

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Le Tribunal militaire de Douala a finalement ordonné le « classement sans suite » du dossier

« Mimi est définitivement libre. Depuis vendredi, la loi est en train de se mettre route, enfin on rentre dans les rangs de la loi. Ce n’était pas le cas ni mercredi, ni vendredi, c’est à partir de samedi quand on libéré Mimi, sur ordre d’en haut, que la loi a commencé à s’appliquer dans cette affaire. Il y avait de trop grave violations de la loi. On n’aurait jamais dû mettre Mimi devant un Tribunal militaire pour les fautes qu’on lui reprochait », a déclaré Me Alice Nkom à la sortie de l’audience.

La détention de Mimi Mefo a suscité une vague d’indignation dans la corporation de journalistes. Une forte mobilisation a été observée. Ce, d’autant plus que ces derniers mois, les arrestations de journalistes se sont multipliés dans le pays. Michel Biem Tong en est l’exemple le plus marquant. Celui-ci est détenu depuis plus de deux semaines au Secrétariat d’Etat à la défense (Sed). Il est soupçonné d’être en contact avec des sécessionnistes.

Par Olivier Berhuse