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Mar, Déc
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Elections Communales 2018 en Belgique: Rencontre avec Robert Mandjombe

Elections Communales 2018 en Belgique: Rencontre avec Robert Mandjombe

Au sein du PS de Molenbeek et aux côtés du Dr Catherine Moureaux, sa présidente de section, Robert Mandjombe travaille en qualité de Chargé de communication. Une tâche qui n'est pas de tout repos, lorsqu'on connait le contexte médiatico-politique qui a plongé cette grande commune bruxelloise de près de 100.000 âmes sous les feux de l'actualité depuis trois ans. Face à la majorité sortante MR-cdH-Ecolo ce Consultant-Formateur en ingénierie sociale et spécialiste en évaluation des politiques publiques est lui aussi candidat au sein de la liste PS-Sp-a. AFRIK'ACTUELLE est allé à la rencontre de Robert Mandjombe. Il nous donne son sentiment en cette période de campagne relative aux élections communales du 14 octobre prochain en Belgique.

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AFRIK'ACTUELLE: On vous a vu au four et au moulin durant les années 2015 et 2016 lorsque votre commune faisait la une de l'actualité socio-sécuritaire, quel est votre sentiment trois ans après ces malheureux évènements qui ont endeuillé le Belgique et la France et quel a été votre mission auprès de l'exécutif du PS molenbeekois?

 

Robert MANDJOMBE: Tout d'abord permettez-moi d'avoir une pensée émue pour toutes ces victimes que vous évoquez. Toutes autant qu'elles sont, de ces différents attentats. Un certain nombre d'entre elles sont encore alitées pour des soins. D'autres se remettent à peine et réapprennent à vivre non sans mal. Nous ne devons pas les oublier. Ceci étant, il faut s’interroger et ne faut pas rester à l'écume des choses. Il faut travailler à ré-essentialiser l'école, à remettre la famille, le tissus associatif et l'activité économique au cœur du quotidien de Molenbeek. Il faut en fait œuvrer à recoudre le lien social qui s'est considérablement distendu et qui s'est détricoté depuis six ans. Pour ma part, mon investissement auprès de la Présidente de section Catherine Moureaux durant cette période à été de rendre leur fierté aux Molenbeekois alors meurtris par les salissures et les amalgames injustes. J’ai donc travaillé à rappeler la réalité que nous vivons au quotidien. J’ai eu à souligner la qualité de notre vivre ensemble, la richesse de notre cohabitation interculturelle, multicultuelle et intergénérationnelle. J’ai aussi proposé des solutions pour les Molenbeekois et les Molenbeekoises en difficulté avec une attention toujours constante pour les plus démunis, les plus fragiles.

 

AFRIK'ACTUELLE: Nous sommes rendus en pleine période électorale pour les communales 2018. Pensez-vous qu'il y aura une relation de cause à effet entre les tristes évènements de mars 2016 et l'issu du suffrage au soir du 14 octobre 2018?

 

Robert MANDJOMBE: Je ne suis pas devin encore moins Madame Soleil mais un homme politique de terrain. Je peux cependant dire que les préoccupations des Molenbeekois et des Molenbeekoises ne font pas mystère pour qui s'intéresse si peu que ce soit à eux. C'est notamment l'avenir de leurs enfants, la formation, l'école, les crèches, la propreté des rues et des parcs, le stationnement, la prise en compte de la dignité par le respect de leurs activités économiques, le vivre-ensemble, l'accès au logement et à l'emploi, ou encore le retour à une administration locale moins excluante et moins clivante. Voilà les défis majeurs à relever. Et nous sommes prêts à cet exercice.

 

AFRIK'ACTUELLE: A votre avis quel sera l'enjeu pour ces élections du 14 octobre prochain. L'enjeu sera-t-il sécuritaire, économique ou purement social?

 

Robert MANDJOMBE: Au travers de ma réponse à la question précédente vous voyez bien que l'on ne peut pas saucissonner les attentes de la population en les attribuant des cases ou des catégories étanches. En revanche, ce donc je suis convaincu est que le degré de pertinence de tout ces enjeux fera qu'aucun laxisme et qu'aucun amateurisme ne plus être présenté aux populations. Trop de couleuvres ont été avalées durant ce sexennat finissant.

 

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AFRIK'ACTUELLE: Des élues socialistes de premier plan absentes de votre liste à l'instar de Kenza Yacoubi, ou Farida Tahar et Olivia P'tito qui ne rempilent pas en passant par les fulmineries des “opposants de l'intérieur”. Comment votre présidente de section Catherine Moureaux arrive-t-elle à colmater les brèches?

 

Robert MANDJOMBE: Il n’y a pas péril en demeure. L'opinion publique a vu le climat apaisé et fraternel qui a prévalu lors de la sortie de notre liste en temps et en heure. On ne peut pas en dire autant pour toutes les communes du pays ou pour toutes les listes. Pas même celles des majorités sortantes. La même opinion publique a vu la hauteur de vue et l'élégance de comportement de mes camarades que vous avez cité quant à l'explicitation de leur non-candidature. Vous savez la vie démocratique à la quelle nous nous astreignons est très exigeante. Nous devons donc nous nourrir de temps à autre de ces attitudes exemplaires. En tout cas moi j'ai pris de la graine. Elles ont mon admiration.

Sur le plan interne, je voudrais simplement dire que bien plus qu'une liste nous sommes une équipe. Avec des caractères certes différents voire opposés, mais surtout avec des expertises et un talent aptes à porter haut le flambeau de la justice sociale et d'un progrès juste et partagé au sein de Molenbeek. Là est l'essentiel qui est attendu et rien d'autre. Et c'est à cet essentiel que notre Présidente Catherine Moureaux s'emploie afin de fédérer les énergies et à produire du sens pour tous. Elle y arrive plutôt bien. Il faut le lui reconnaitre.

 

AFRIK'ACTUELLE: Reconnaissez que le revirement le plus spectaculaire reste tout de même le départ récent sur le liste N-VA de madame Naoual Hamdani, anciennement 13 ème de votre liste socialiste...

 

Robert MANDJOMBE: Vous utilisez le vocable "spectaculaire" mais pour ma part une élection dans un contexte difficile comme le nôtre n'est justement pas un spectacle, une parenthèse récréative ou un karaoké d'estrade où ont peut passer d'un répertoire à un autre sans que cela ne soit fait en conscience. Ceci dit, mes camarades et moi-même respectons son repositionnement. En ce qui me concerne, je reste simplement dubitatif quant à l'ersatz idéologique « N-VA » qu'on veut nous opposer au regard des problèmes auxquels Molenbeek est confronté. Franchement peut-on, comme le fait cette famille politique, promouvoir l'identitarisme communautarien, rejeter la collectivisation des problèmes et en même temps rester "inclusif", même à dose homéopathique? Il y a là tous les ingrédients d'une surenchère électoraliste qui peut vraiment heurter. Prenons toujours garde à ce que dans nos repositionnements le remède ne soit jamais pire que le mal lui-même.

 

AFRIK'ACTUELLE: L’heure n’est-elle pas aux boules puantes à Molenbeek ?

 

Robert MANDJOMBE: Pour les chantres d’une telle démarche, ils misent sur une opération de com plutôt que de conviction. C’est du sensationnalisme de mauvais aloi. Toutes ces attaques irraisonnées n’apportent rien au débat de fond. C’est totalement contreproductif. Au Ps et au Sp-a nous voulons parler projet contre projet, mesure contre mesure, reformes contre reformes. C’est ce que veulent les Molenbeekois et les Molenbeekoises. Nous n’avons pas le droit de les détourner de l’essentiel. Mais nous ne sommes pas naïfs non plus. Et comme le dit un proverbe bien connu, nous voyons bien qu’ » on ne jette des pierres qu’à un arbre qui porte des fruits ».

 

AFRIK'ACTUELLE: Quelles sont les promesses fermes qui peuvent être adressées aujourd'hui à vos électeurs du 14 octobre prochain?robert madjombe sm

 

Robert MANDJOMBE: Au risque de vous décevoir, telle n'est pas ma conception de la politique. N'avoir pour seul horizon que de "promettre" à des citoyens déjà fragilisés par l’inaction de leur administration c'est une arrogance qui consiste à dire que ces derniers ne sont pas capables par eux-mêmes d'obtenir ce dont ils ont besoin pour leur bonheur. Pour ma part j'ai la naïveté assumée de croire que les Molenbeekois et les Molenbekoises ont la capacité d'accéder à leur plénitude s'ils sont accompagnés par des solutions publiques moins clivantes, plus équitables et libératrices d'énergie. La promesse est la plus ancienne tentation mortifère en politique. Elle est à redouter. En tout cas je m'en méfie et je ne souhaite pas sombrer dans ce glissement. Mes camarades et moi voulons travailler avec les populations. C’est ce qui compte à leurs yeux.

 

AFRIK'ACTUELLE: La politique c'est quand même ré-enchanter la Cité, c'est "faire rêver" les gens ...non?

 

Robert MANDJOMBE: Naturellement. C’est la raison d’être du projet novateur qui est le nôtre et qui va au-delà de la petite promesse évanescente. Notre projet est carrément un engagement à servir des attentes fortes. Vous savez, mes camarades et moi faisons de la politique pour co-construire avec les gens le rail qui les mènera au rendez-vous de leur propre épanouissement. Mandela et Gandhi, tous deux, avaient pour habitude de dire " tout ce qui est fait pour moi sans moi est fait contre moi". C'est un enseignement qui a été formateur pour moi et qui irrigue encore mon action politique sur le plan local. Dans notre vision au PS de Molenbeek d'une commune prospère et apaisée nous faisons le choix courageux de co-construire des influences pour ne pas avoir à les subir. C'est pourquoi nous préférons le travail et refusons la platitude de la promesse facile et des solutions éthérées.

 

AFRIK'ACTUELLE: Les populations le comprennent-elles toujours cela ?

 

Robert MANDJOMBE: Les Molenbeekois et les Molenbeekoises le savent. Vanner son blé à tous les vents tel que certains le font avec la promesse ne suffit pas à faire une politique. Il faut inlassablement constater, écouter, proposer, débattre, délibérer, passer à l'action, évaluer son œuvre et la redresser, le cas échéant. C'est la manière la plus noble mais aussi la plus efficace et certainement la plus respectueuse de répondre au récit du pessimisme qui nous est souvent opposé dans nos quartiers. Or ce qui est recrudescence aujourd'hui sur la scène militante locale, et nous le constatons en cette période électorale chez certains de nos adversaires aux aboies, c'est cette malice qui consiste à ériger la promesse en ressource politique en lieu et place des idées et du bilan. Les oreilles des Molenbeekois et des Molenbeekoises ne sont pas des poubelles! En ce qui nous concerne au PS molenbeekois nous avons fait le choix du travail à la base pour un meilleur impact sur le quotidien de tous. Il n'y a pas de recette miracle. Ca se saurait.

 

AFRIK'ACTUELLE: Il est souvent reproché aux politiques de demeurer dans des sentiers de dépendance en faisant du neuf avec du vieux. Y-a-t-il un aspect du contenu de votre programme commun PS/Sp-a qui échappe  à cette règle ?

 

Robert MANDJOMBE Je vais vous dire quelque chose. Notre commune est extraordinairement inventive et les arts et la culture sont pour le moins des champs d’expression de ce foisonnement de créativité. Dans notre proposition n°13 par exemple, nous, socialistes Molenbeekois, estimons qu’il est temps d’encourager les Molenbeekois et les Molenbeekois à prendre des initiatives culturelles et de les aider à les enrichir. Nous voulons concrètement que nos concitoyens locaux ne soient plus de simples spectateurs ou de simples consommateurs de « mainstream » culturel mais des co-créateurs et des diffuseurs de culture. Nous pensons donc qu’il est temps de faire reconnaitre les bénéfices de la citoyenneté culturelle comme catalyseur du lien social. Il faut aller plus loin que le bénéfice pécuniaire qui a toujours fait l’essentiel des intérêts des industries créatives. Voilà un point novateur du programme parmi plusieurs qui va œuvrer pour l’insertion sociale et économique des talents locaux et en même temps renforcer la cohésion sociale. Une proposition « lienfaisante » en quelque sorte.

 

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AFRIK'ACTUELLE: Quelle a été votre motivation à concourir pour ces élections communales?

 

Robert MANDJOMBE: Toute ma vie, j'ai chéri la solidarité et la diversité comme leviers d'une société pleinement épanouie et ouverte au monde. Mon rapport à autrui est encore aujourd’hui tatoué à l'encre de la tolérance. En choisissant de mettre mes compétences à la disposition des Molenbeekois et des Molenbeekoises, j'ai aussi fais du même coup le choix de mettre des valeurs auxquelles je crois, à l'instar de la fraternité, au service de mes voisins et de manière plus générale, de tous les habitants de la commune.

Nos populations en ont bien besoin. D'une part pour des choses ordinaires comme leurs démarches administratives, l'écoute de leurs doléances, la co-élaboration de leurs projets structurants dans la commune, ou la mise sur pied des réponses institutionnelles les concernant. D'autre part aussi pour conjurer des expériences morales douloureuses comme l'injuste réputation de "Peshawar" ou le “délit d'adresse” qui les accablent avec une très grande violence symbolique et qui est d'ailleurs de nature à rappeler, comme je l'ai souvent dit, le mépris de classe.

 

AFRIK'ACTUELLE: Quels sont selon vous les points forts de votre famille politique locale pour ces communales 2018?

 

Robert MANDJOMBE: Ce n'est un secret pour personne à Molenbeek. Nos atouts reposent sur une équipe, une méthode de travail et un projet. Une équipe complémentaire, passionnée et pétrie de talents. Une méthode de travail qui fait place aux citoyens et une approche collaborative, dans le respect de la différence et l'écoute de l'autre. Un projet à visage humain que les Molenbeekois et les Molenbeekoises ont patiemment construit à nos côtés et au plus près de leurs préoccupations quotidiennes, quartier après quartier; autrement dit un projet de  justice sociale où personne n'est laissé sur la bas côté de la route.

 

AFRIK'ACTUELLE : Dimanche 9 et jeudi 13 septembre ont eu lieu deux débats électoraux des têtes de listes dans votre commune. Bien que ce fut un échange courtois et à fleuret moucheté des divergences nettes sont apparues et l'électeur lambda peut de plus en plus voir clair...C’est ce que vous souhaitiez?

 

Robert MANDJOMBE: En effet je le souhaitais. C’était l’occasion de sortir des écrans de fumées habituels du genre « gauche, droite et centre c’est pareil ». On l’a vu tous, avec brio et panache le Dr Catherine Moureaux a incontestablement relevé le niveau de la politique locale par la fraicheur des grandes lignes de son offre. Sur des sujets dominants, elle est restée dominante. Sur des questions pour lesquelles ses adversaires ont botté en touche, elle a touché du doigt le nœud du problème. Sur des interrogations que ses contradicteurs n'ont pas traitées, elle est restée intraitable. Quoi de plus surprenant pour une médecin, professionnelle du traitement me diriez-vous. Moi j'y vois plutôt un engagement qui pétille de compétence et de volonté. Laissez-moi vous dire que compétence et volonté sont deux palliatifs à l'essoufflement managérial que semble vivre notre majorité communale aujourd’hui.

 

AFRIK'ACTUELLE: Avec quel parti souhaitez-vous faire une majorité politique et former l'exécutif communal si vous avez la main à la sortie des urnes?

 

Robert MANDJOMBE: Il ne vous a pas échappé que la politique est un rapport de force. Il donc est prématuré à ce stade d'évoquer la question des alliances d'appareils. Nous travaillons avec notre Présidente Catherine Moureaux à l'avènement d'une commune forte, agréable et conquérante et nous souhaitons laisser les Molenbeekois et les Molenbeekoises arbitrer les différents choix de société en faisant parler les urnes en conscience. Se mettre à échaffauder une « combinazione » en pleine campagne est la chose la plus fictionnelle et la plus paresseuse qu'on homme ou une femme politique puisse faire en ce moment où il est d'abord urgent d'écouter les attentes légitimes de nos quartiers. Chaque chose en son temps.

 

AFRIK'ACTUELLE: Où en sont vos relations avec le PTB local?

 

Robert MANDJOMBEJe répondrai juste par une sagesse congolaise qui dit in extenso ceci:"Lokolo na mopende bakoki koyinana te". Ce qui signifie littéralement que "La jambe et la cuisse ne doivent pas se détester". 

Mais j'ajoute aussi que ceux qui pensent mordicus que l'incontinence des critiques, des reprobations des politiques antisociales par le seul poing levé n'ont de sens utile que lorsqu'ils s'expriment dans la rue font une démarche à moitié. Oser gouverner est certainement moins démagogique et moins confortable car il s'agit là de trouver des solutions parfois dans la douleur mais surtout dans la responsabilité assumée.Quoi qu'il soit nous ne fermons la porte à personne. Mais encore faut-il que certains franchissent la leur pour accéder à l'autre.

 

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AFRIK'ACTUELLE: Le Cameroun, la RDC et la Guinée-Conakry sont trois des pays vous tiennent à cœur et plus particulièrement pour cette année 2018, année de la présidentielle pour deux d’entre-eux. Quel commentaire faites-vous de cette situation ?

 

Robert MANDJOMBELe respect de la souveraineté des Etats qui m’est chère m’amène d éviter toute immixtion dans la vie politique et intérieure de ces Etats. Le Cameroun, la RDC et la Guinée-Conakry regorgent de ressources mentale, intellectuelle et élitaire importantes pour savoir ce qui est bénéfique pour eux et pour le devenir de leurs enfants. Je ne peux qu’émettre le souhait d’y voir émerger une société pacifiée et davantage au service de l’éradication de la pauvreté. Il y a des embuches structurelles certes mais il y a aussi des esprits féconds et inventifs au sein de ces pays. Je garde espoir.

 

 

AFRIK'ACTUELLE: Vous êtes d'origine camerounaise et vous faites partie des nouveaux visages de la politique locale à Molenbeek et même à dans la Région de Bruxelles-Capitale. Vous comprendrez qu'on ait envie de connaitre davantage le socle de votre engagement politique. Quelle est la singularité de votre message à l'adresse de votre électorat?

 

Robert MANDJOMBE: Je me suis souvent laissé dire que trois ans de militantisme actif au sein d'une section ne représentaient que le temps d'un clignement de l’œil à l'échelle politique de temps. Toutefois, je crois être, du haut de mes 49 ans, un observateur averti de la vie publique nationale. Désormais seule l’action au service des populations compte à mes yeux.

Mon engagement pour Molenbeek, je l'ai souvent dit,  se résume maintenant à un seul mot : Faire. Faire de notre citoyenneté locale la vitrine d'une commune debout et en mouvement. Faire triompher la famille, la diversité et la jeunesse qui sont nos forces. Faire de notre quotidien, la réalité d'un progrès juste et partagé dans nos quartiers. Tel est le sens de ma candidature pour ces communales.

Alors si un tant soit peu des Molenbeekois et des Molenbeekoises se reconnaissent dans cette lutte, je les invite à m'apporter leur soutien massif et à voter pour moi et mes camarades de la liste PS-Sp-a. J'y suis à la 36eme position. Dans la perspective d'une victoire, et comme certains de mes compatriotes ont eu à l'expérimenter à bien des occasions, ils rencontreront en moi une oreille attentive et un cœur agissant. Ce dévouement, ils peuvent l'observer sur mon site https//36mandjombe2018.jimdofree.com

Afrik' Actuelle