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Quatrième édition du Salon Lady

Quatrième édition du Salon Lady

La 4ème édition du Lady, l'un des plus grands événements Ô féminin de l'année a eu lieu du 5 au 6 mars dernier. Cécile Jodogne, Secrétaire d'Etat à la Région bruxelloise a marqué du sceau de sa présence, l'importance accordée à ce type d'initiatives.

Lady, pour les femmes d’aujourd’hui, car leur temps est précieux, qu’elles sont surbookées, que, jour après jour elles n’ont plus une minute à se consacrer à elles-mêmes. Ainsi, l'événement Lady avait pour ambition de positionner la femme au centre d’un événement complet qui brise les barrières et qui vise à faire se rencontrer toutes les femmes au-delà de leur univers initial : beauté, entrepreneuriat, social, etc.

Pour le plaisir, la découverte et l’entraide, ce qui a fait de LADY durant tout un weekend, un événement unique. Une vitrine au féminin, un rendez-vous passionnément femme qu'il ne fallait absolument pas manquer ! Jennifer, l’organisatrice, évoquait encore à l'entame de la dernière journée du 6 mars son état de fatigue. Elle qui s'était totalement dévouée à la préparation de l'organisation durant plusieurs mois, était naturellement à bout de souffle mais comme elle l'avait fermement conclu en souriant : je suis fatiguée mais toujours debout et fière du résultat donné.

Pour marquer ce bel hommage rendu à l'entrepreneuriat féminin, Cécile Jodogne, Secrétaire d'Etat au Commerce Extérieur et à l'exportation a marqué du sceau de sa présence, l'intérêt réel porté pour ce type d'initiatives fort louables. En deux questions, elle s'est livrée à nous en répondant à des questions portant sur la problématique des femmes entrepreneures belges d'origine subsaharienne.

Deux Questions à Madame Cécile Jodogne

Comment accompagner les femmes entrepreneures du quartier commercial Matongè qui créent des entreprises mais demeurent toujours dans le secteur informel. Que faire afin qu'elles puissent être accompagnées par des structures compétentes pour favoriser enfin leur émergence économique ?

La première étape à traverser et qui selon moi est indispensable c'est l'étape de l'information. Pour s'inscrire réellement dans le tissu entrepreneurial, il faut qu'elles puissent être informées de tout ce qui est requis pour la création de la structure économique adéquate. Il y a des outils en Région Bruxelloise qui existent bel et bien et mis à la position d'un tel public. Les structures d'accompagnement à la création d'entreprise informent sur tous les détails de la création d'entreprise. Pour le cas d'espèces, Matongè, il s'agit principalement de commerces. Atrium est une structure qui développe du conseil aux commerçants et donc a cette compétence requise pour un accompagnement concret. En d'autres termes pour répondre à la question, les structures sont bel et bien existantes. La vraie gageure demeure l'information. Toute initiative publique ou privée pour encourager ces femmes entrepreneures belges d'origine subsaharienne existent mais les personnes concernées n'en sont pas toujours informées et ne vont pas vers l'information, c'est là le véritable travail à mener.

Vous avez lancé un appel aux femmes à s'investir de plus en plus dans le business. Même si les mots entrepreneuriat et entrepreneur(e) suscitent encore quelques craintes...

Vous savez, c'est assez contradictoire comme problématique. Ce n'est pas pour relancer le cliché de femme au foyer, mais il faut savoir que gérer son foyer, c'est déjà gérer une petite entreprise. Commençons par accorder du respect à ces nombreuses femmes, grandes patronnes qui gèrent au quotidien maison, enfants, époux, etc. Il leur faut organiser le temps, réfléchir sur la forme d'éducation à prodiguer ; c'est réellement une petite ou grande entreprise selon la taille de la famille. Les femmes peuvent et doivent s’investir dans le business. Elles en ont les capacités.

A titre illustratif et très concret, savez-vous que pour les microcrédits consentis en Afrique par exemple, les structures économiques d'accompagnement font en premier lieu confiance aux femmes, par leur sens des responsabilités et du sérieux. Preuve donc s'il en fallait encore que les femmes ont toute leur place dans l'entrepreneuriat.

Ralf Touomi