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Des officiers français accusés d'être impliqués dans le génocide rwandais poursuivis par la justice rwandaise

Afrique de l'Est
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Dans un communiqué dont Afrik'Actuelle a pu obtenir copie, le bureau du Procureur général annonce "une enquête ouverte sur la criminalité" de 20 officiers français accusés d'avoir été impliqué dans le génocide de 1994.

Dans un communiqué dont Afrik'Actuelle a pu obtenir copie, le bureau du Procureur général annonce "une enquête ouverte sur la criminalité" de 20 officiers français accusés d'avoir été impliqué dans le génocide de 1994.

Selon ledit communiqué,l'enquête porte sur " 20 personnes qui, selon les informations recueillies jusqu'à présent, sont tenues par l'autorité d'expliquer ou de clarifier les allégations formulées à leur encontre, afin de permettre aux autorités de tirer voir si les officiers devraient être mis en accusation ou non "

Le Rwanda accuse la France depuis des années

Le Rwanda accuse depuis des années la France de participation au génocide, et la relation houleuse entre les deux pays a pris un nouveau tournant depuis que la justice française a rouvert une enquête en octobre afin d'entendre un ancien chef d'état-major rwandais, qui accuse l'actuel président Paul Kagame d'avoir été l'instigateur de l'attentat contre le président Habyarimana. L'attentat contre l'avion présidentiel, au cours duquel fut tué le président hutu, est considéré comme l'événement déclencheur du génocide, qui a duré cent jours et était parfaitement préparé.
La France, qui était alliée du régime hutu d'Habyarimana, est accusée par Kigali d'avoir ignoré les signes montrant qu'un génocide était imminent et d'avoir entraîné les soldats et les miliciens qui ont perpétré les massacres. Au moment du génocide, la France a été accusée d'avoir utilisé ses moyens diplomatiques pour bloquer toute action. Quand la France a finalement envoyé sur place ses soldats - l'Opération Turquoise -, elle a été accusée de l'avoir fait pour contrecarrer la progression des forces tutsi du Front patriotique rwandais (FPR), qui ont pris ensuite le pouvoir, et pour permettre aux Hutus auteurs du génocide de s'enfuir au Zaïre (aujourd'hui République démocratique du Congo).

Paris a maintes fois répondu que le déploiement de ses soldats a fait cesser les assassinats et a permis de sauver des milliers de vies humaines. Les responsables français insistent aussi sur le fait que la responsabilité de ne pas avoir empêché le génocide doit être partagée par l'ensemble de la communauté internationale. Elle accuse le régime du président rwandais Paul Kagame de soulever cette question pour détourner l'attention à propos du non-respect des droits de l'Homme au Rwanda.

Mais la relation houleuse entre les deux pays a pris un nouveau tournant depuis que la justice française a rouvert une enquête afin d'entendre le témoignage d'un ancien chef d'Etat-major rwandais, qui accuse l'actuel président Paul Kagame d'avoir été l'instigateur de l'attentat contre M. Habyarimana.

Selon la CNLG, la récente décision française de relancer l'enquête sur l'attentat contre l'avion de M. Habyarimana le 6 avril 1994 "vise à camoufler" la responsabilité française dans le génocide.

Cette commission a dressé une liste de 22 officiers supérieurs français qu'elle accuse de complicité mais aussi de participation aux massacres. "Des acteurs français ont été impliqués dans le génocide en tant qu'auteurs et complices", affirme la CNLG.

Parmi eux, le général Jacques Lanxade, ancien chef d'Etat-major de l'armée française, et le général Jean-Claude Lafourcade, qui commandait la force Turquoise déployée le 22 juin 1994 au Rwanda sous mandat de l'ONU.

Yves Minkonda